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Julien Foussard analyse le rôle et l’avenir des deep tech

C’est un terme de plus en plus commun : pleines de promesses, les deep tech seraient considérées comme l’avenir du digital. Mais qu’en est-il réellement ? Julien Foussard revient sur les questions propres à ce secteur, qui a connu une augmentation de ses investissements de 22%.

Julien Foussard revient sur la deep tech et les secteurs qu’elle englobe

Julien Foussard commence par rappeler que l’ambition associée aux deep tech est d’aller au-delà des limites technologiques.

Il s’agit alors de projets soutenus par des laboratoires ou même des entreprises prônant l’innovation comme maître mot.

Julien Foussard parle même d’ « innovation de rupture » pour qualifier ces nouvelles technologies qui touchent à tous les domaines : changements au quotidien, environnement, santé, secteur industriel etc.

Pourquoi avoir choisi le terme de « deep tech »? Julien Foussard souligne que le terme « technologie » ne veut plus dire grand chose à l’heure où les réseaux sociaux, les smartphones et autres gadgets sont présents partout.

La particularité des deep tech est qu’elles impliquent un long processus de recherche et développement afin d’être commercialisables et visibles sur le marché.

Le temps de développement d’une deep tech varie en fonction du secteur dans lequel elle se développe.

Julien Foussard souligne que les secteurs de développement des deep tech sont multiples : intelligence artificielle, chimie, électronique en font partie.

Le spécialiste de la tech ajoute une évolution dans les financements liés aux deep tech : il apparaît que les grands groupes avaient dans les années 80/90 le monopole sur ce secteur puisqu’ils étaient les seuls à bénéficier des ressources et des moyens nécessaires. Désormais, certaines startup et plusieurs centres de recherche parviennent à financer de tels projets.

Comment les deeptech sont-elles financées ? Julien Foussard nous livre ses réponses.

Julien Foussard explique la façon dont sont financées les innovations

Les investissements permettant le financement des deep tech sont conséquents : des levées de fond plusieurs années sont nécessaires et le discours doit être convaincant. Par ailleurs, afin de montrer le sérieux du projet et la croyance en sa réussite, il semble nécessaire d’avoir quelques fonds disponibles.

En outre, Julien Foussard souligne que certains pays sont considérés comme de véritables champions de la deep tech à l’image des Etats-Unis et de la Chine qui sont considérés comme de véritables concurrents dans ce domaine. Les Etats-Unis apparaissent toutefois comme des leaders puisqu’ils comptent plus de 4000 entreprises spécialisées dans les deeptech.

Le rapport entre les deux pays mérite d’être analysé selon Julien Foussard : si les Etats-Unis comptent un grand nombre d’entreprises, la Chine investit des sommes plus importantes.

Face à ces deux mastodontes, il faut souligner la bonne place de l’Europe qui, bien qu’elle ne puisse pas rivaliser avec la Chine et les Etats-Unis pour le moment, bénéficie de bonnes universités ainsi que d’ingénieurs et de chercheurs brillants.

Au sein de l’Europe, les pays les plus prometteurs sont l’Allemagne et le Royaume-Uni qui se classent juste avant la France.

Julien Foussard conclut en soulignant que BPI France avait annoncé souhaiter faire de la France une « deep tech nation » d’ici 2023.

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